Au Moyen-âge on brûlait celles soupçonnées de sorcellerie. Il y a cent ans, on enfermait celles que l’on considérait hystériques. Terrifiée par l’idée de devenir « folle », Chloé Oliveres sonde la fragilité psychologique de ses ancêtres.
« Freud a dit : « C’est la faute à ta mère si(…)
Au Moyen-âge on brûlait celles soupçonnées de sorcellerie. Il y a cent ans, on enfermait celles que l’on considérait hystériques. Terrifiée par l’idée de devenir « folle », Chloé Oliveres sonde la fragilité psychologique de ses ancêtres.
« Freud a dit : « C’est la faute à ta mère si t’es tombée par terre. » Et tout le monde l’a cru. Mais elles ont fait comme elles ont pu, nos aïeules, avec le patriarcat, tout ça. Ce qui était, au départ, une enquête sur mon arrière-grand-mère devient, au fi l du spectacle, une rencontre avec ma mère. J’ouvre la cage aux folles et aux oiseaux. Je les regarde s’envoler au-dessus d’un nid de coucous. Je ris de moi, je ris d’effroi. Je pleure aussi — il faut bien ça, parfois. Pour que, comme l’a chanté Barbara, elle arrive : La joie de vivre. La joie de vivre. (ou au moins un peu de sérénité, si c’est pas trop demander). » – Chloé Oliveres