Lorsque Silvia Borzelli dédie sa pièce Stalagma à Anna Politkovskaja (journaliste assassinée sous les ordres de Poutine), elle nous parle d’insistance : des notes, des attaques, des motifs reviennent sans cesse, comme les gouttes qui tombent dans une caverne pour construire une stalagmite, mais aussi comme les attaques répétées à(…)
Lorsque Silvia Borzelli dédie sa pièce Stalagma à Anna Politkovskaja (journaliste assassinée sous les ordres de Poutine), elle nous parle d’insistance : des notes, des attaques, des motifs reviennent sans cesse, comme les gouttes qui tombent dans une caverne pour construire une stalagmite, mais aussi comme les attaques répétées à la liberté d’expression, qui renforcent la volonté de s’y opposer pour rester fidèle aux principes démocratiques.
L’énorme cycle de variations de Rezwski The people united will never be defeated, bâti sur le thème chilien El pueblo unido jamás será vencido (popularisé par le groupe Quilapayún sous Salvador Allende), donne une dimension monumentale à un sentiment populaire, mais fait surtout preuve d’invention, qui est une autre forme de liberté.
Entre les deux, une nouvelle œuvre de la compositrice coréenne Imsu Choi (1991), de la main de Maroussia Gentet, spécialiste du répertoire contemporain aussi intense que précise, une présence musicale inoubliable.
Programme :
Silvia BORZELLI – Stalagma (création française) [6′]
Imsu CHOI – nouvelle oeuvre [8′]
Frederic RZEWSKI – The people united will never be defeated [55′]
Distribution :
Maroussia Gentet | piano