Annie Bascoul s’inspire du végétal, des arts décoratifs et de la mode. Elle tisse son œuvre avec le fil. D’abord par le biais de la couture pour fabriquer les supports des toiles qu’elle peignait, puis progressivement à travers le tissu et le vêtement, jusqu’à la rencontre avec la dentelle en(…)
Annie Bascoul s’inspire du végétal, des arts décoratifs et de la mode. Elle tisse son œuvre avec le fil. D’abord par le biais de la couture pour fabriquer les supports des toiles qu’elle peignait, puis progressivement à travers le tissu et le vêtement, jusqu’à la rencontre avec la dentelle en 2010. S’ouvre alors un champ des possibles dans les volumes et les matériaux. Annie Bascoul associe la fragilité du textile et des matériaux (fils de coton ou de laiton, tissus transparents, points de dentelle) aux nouvelles technologies (vidéo, impression 3D, découpe laser), ce qui lui permet de créer des œuvres immersives, monumentales et aériennes.
Pour cette exposition, l’artiste a imaginé une promenade intime dans un jardin, agrémenté de colonnes tricotées et de robes-sculptures, avant de pénétrer dans un intérieur où la dentelle se fait sculpture, cloison, ou mobilier. Les œuvres jouent avec l’ombre et la lumière dans un entrelacs de mailles, de fils et de croisements, dont la couleur blanche prédominante renforce la délicatesse.
Entre sculptures en dentelle, mots en fils de laiton et livres d’artiste ciselés, le travail protéiforme d’Annie Bascoul n’a de cesse de s’attacher à révéler une idée de la beauté et de la poésie du monde.
_____
Cette exposition est présentée en écho à la Biennale textile 2026.