La pratique sculpturale composite de Colin Riccobene s’attache à la notion du temps, et aux traces du passé qui jalonnent l’espace urbain. A travers l’exploration des villes de Thiers et de Saint-Etienne, marquées toutes deux par une prospérité industrielle et commerciale révolue, il s’est particulièrement intéressé aux devantures abandonnées, dont(…)
La pratique sculpturale composite de Colin Riccobene s’attache à la notion du temps, et aux traces du passé qui jalonnent l’espace urbain. A travers l’exploration des villes de Thiers et de Saint-Etienne, marquées toutes deux par une prospérité industrielle et commerciale révolue, il s’est particulièrement intéressé aux devantures abandonnées, dont l’histoire peut encore se lire à travers des ornements architecturaux, des traces d’enseignes ou encore des graffitis. En prenant appui sur ces vestiges du passé par le biais de prélèvements et de collectes diverses, Colin Riccobene souhaite confronter les regards des habitants sur leur ville : celui des anciens qui entretiennent la mémoire du patrimoine local, et celui de la jeunesse, dont les perspectives nouvelles réinterrogent les lieux.