L’Angleterre regorge d’artistes fantastiques, les littéraires le savent bien. Et pourtant, bien que pas inconnus, les compositeurs anglais sont souvent oubliés, sinon boudés !
La musique anglaise est riche de caractères qu’on ne trouve jamais exactement ailleurs. L’humour instrumental de Britten, notamment, dans son Quatuor n°3 ou dans sa Simple(…)
L’Angleterre regorge d’artistes fantastiques, les littéraires le savent bien. Et pourtant, bien que pas inconnus, les compositeurs anglais sont souvent oubliés, sinon boudés !
La musique anglaise est riche de caractères qu’on ne trouve jamais exactement ailleurs. L’humour instrumental de Britten, notamment, dans son Quatuor n°3 ou dans sa Simple Symphony. Les cordes des violons se font obstinées, quand elles ne s’amusent pas à se transformer en guitare !
La musique anglaise, c’est aussi des sentiments exprimés avec pudeur, sans épanchement. La pureté des quatuors de Walton et d’Elgar n’enlève en rien l’expressivité, d’autant plus intense qu’elle est contenue. Parfois, les larmes s’écoulent tout de même, cédant à la passion romantique de Frank Bridge.
Enfin, l’efficacité et la facilité avec laquelle Gustav Holst s’adresse à l’auditeur n’est qu’un dernier appel : cédez aux sirènes de la musique anglaise, vous y découvrirez tout un monde qui vaut bien une traversée de Manche.