La chose est pourtant simple à comprendre, Laurent Rousseau est un funambule.
Chacun de ses concerts est totalement improvisé et on peine à le croire, tant les sensations d’évidence et de profondeur nous gagnent. Impossible de décrire cette musique qui s’échappe de lui, au confins de DEBUSSY et de souvenirs(…)
La chose est pourtant simple à comprendre, Laurent Rousseau est un funambule.
Chacun de ses concerts est totalement improvisé et on peine à le croire, tant les sensations d’évidence et de profondeur nous gagnent. Impossible de décrire cette musique qui s’échappe de lui, au confins de DEBUSSY et de souvenirs de Blues du Mississippi, d’époques baroques aux modernités sensibles, mais à chaque fois, ce musicien singulier et profond ouvre nos vies sur d’infinis paysages intérieurs, immensités portées par les ondes, parfums d’aventures et de nomadisme perdu.
Ce qu’il nous montre, c’est que les âmes peuvent emplir les lieux les plus divers. Ainsi, notre funambule aime à déployer sa musique sur des scènes propices à l’imaginaire, où le calme peut enfin nous gagner, usines abandonnées, clairières verdoyantes, antiques lavoirs, grottes, anciennes chapelles, carrières désaffectées, et où il s’applique à faire
vibrer le vivant et l’inerte, nos passés et nos espoirs d’une égale fraternité de son.