« Enfant, on m’a appris qu’il ne fallait pas dire les « vieilles » mais les « personnes âgées ». Les « vieilles », on me l’a répété, c’est impoli. Pourtant, c’est bien des vieilles dont je veux vous parler. Afin de ne plus faire comme si elles n’existaient pas ; afin qu’elles cessent d’être effacées.(…)
« Enfant, on m’a appris qu’il ne fallait pas dire les « vieilles » mais les « personnes âgées ». Les « vieilles », on me l’a répété, c’est impoli. Pourtant, c’est bien des vieilles dont je veux vous parler. Afin de ne plus faire comme si elles n’existaient pas ; afin qu’elles cessent d’être effacées. »
À travers une suite de poèmes sensibles et incarnés, Julie Gaucher fait surgir ces existences souvent invisibles. Les mémés des fermes, les femmes des villes, celles que l’on place en maison de retraite, celles qui traversent l’exil ou portent le poids du monde ; des femmes aux mains marquées par le travail, aux corps fatigués, des femmes qui ont aimé, élevé, lutté, espéré, et dont la vie continue de résonner dans les gestes les plus simples.
Chaque texte éclaire une vie, une mémoire, un fragment d’histoire intime et collective.
Julie Gaucher est autrice d’un premier recueil, Et elles se mirent à courir (éditions du Volcan, 2022), récompensé de la mention spéciale du prix Poésie 21, décerné par la fondation Saint-John Perse et qui a figuré dans la sélection finale pour le prix Guillaume Apollinaire découverte 2023. À l’occasion des Jeux de Paris 2024, elle a impulsé un projet poétique collectif : « Dire les Jeux en poésie », rassemblant une trentaine de poètes francophones.
Elle contribue également à plusieurs revues littéraires et artistiques.
✍️ Docteure en littérature française et historienne du sport, Julie Gaucher a publié plusieurs essais et articles scientifiques sur l’histoire du sport. Elle est membre de l’association « Écrire le sport » et du comité éditorial de Panard (une revue semestrielle qui propose une approche culturelle du sport), et pour laquelle elle produit régulièrement des articles.