Dans Juste La Fin du Monde de Lagarce, on pourrait croire qu’il n’y a qu’arrachement : rupture avec l’enfance, retrouvailles familiales fatalement ratées. A moins que ce poids ne soit qu’un passage, à moins que l’exploration des relations qui nous lient à ceux qui nous ont appris à aimer et(…)
Dans Juste La Fin du Monde de Lagarce, on pourrait croire qu’il n’y a qu’arrachement : rupture avec l’enfance, retrouvailles familiales fatalement ratées. A moins que ce poids ne soit qu’un passage, à moins que l’exploration des relations qui nous lient à ceux qui nous ont appris à aimer et à détester permette une irruption de la joie -une occasion de nous débarrasser de la pesanteur du quotidien, de « fendre la mer gelée en nous », comme le disait Kafka. On s’écharpe, ou on s’échappe ?
Nous prendrons trois jours en espace protégé, pour chercher, sans exigence de résultat, pour commencer à explorer comment dans le jeu théâtral, une dispute cache une fête, et une fête, une catastrophe.
A partir d’un travail de plateau qui sera fait parfois de lectures, et beaucoup d’improvisations collectives et individuelles, les participants pourront prendre le temps d’expérimenter comment des monologues préparent des retournements complets dans les scènes et inversement.
En développant l’univers de chacun à travers des musiques, des accessoires, des points de vue personnels, dans le scénario proposé par Lagarce : un fils aîné, porteur d’un secret, rend visite à sa famille après des années d’absence.
Nous essaierons de découvrir comment, même dans des circonstances à priori tragiques, on peut travailler à la joie…
Cédric Jonchière.
Sur réservation – Public adultes et jeunes adultes, dès 15 ans