Le commerce des grains joue un rôle essentiel dans l’économie préindustrielle. Au Moyen Âge, le marché aux blés se tient à l’intérieur des remparts, sur l’actuelle place Royale. En 1761, il est déplacé sur une place plus vaste, située hors des remparts et proche des grandes voies de communication vers(…)
Le commerce des grains joue un rôle essentiel dans l’économie préindustrielle. Au Moyen Âge, le marché aux blés se tient à l’intérieur des remparts, sur l’actuelle place Royale. En 1761, il est déplacé sur une place plus vaste, située hors des remparts et proche des grandes voies de communication vers Bordeaux et le Languedoc. La même année, l’intendant Ballainvilliers fait aménager, à l’emplacement du rempart et des fossés, un large boulevard doté de doubles trottoirs. Sous le Directoire et l’Empire, cet espace devient la promenade élégante de Clermont.
Entre 1762 et 1771, une halle aux blés est construite d’après les plans de l’architecte François-Charles Dijon, afin de « renfermer les mesures et mettre les grains à couvert en cas de pluie, ou pour les conserver d’un marché à l’autre ». Mais ses voûtes, trop surbaissées, s’effondrent à plusieurs reprises. La halle ouvre finalement en 1769, date encore inscrite en lettres dorées sur sa façade.
En 1822, l’architecte Louis-Charles Ledru consolide le bâtiment et le surélève. L’édifice, en pierre de Volvic et de style néoclassique, adopte alors un plan quadrangulaire : quatre galeries voûtées d’arêtes entourent une cour centrale, tandis qu’un étage supérieur est réservé à l’entrepôt des grains.
En 1882, l’École régionale des beaux-arts et d’arts et métiers s’installe à l’étage de la halle. L’enseignement des beaux-arts y demeure jusqu’en 1999.
En 2019, le conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes engage à son tour une réhabilitation du bâtiment pour y installer le Fonds Régional d’Art Contemporain.