L’histoire commence il y a 20 millions d’années, quand des entrailles de la terre a jailli la lave incandescente qui s’épancha en longues langues de basaltes dans les vallées. Par la suite, d’immenses glaciers ont patiemment fait leur travail d’érosion en débarrassant les coulées et les cheminées volcaniques de leur(…)
L’histoire commence il y a 20 millions d’années, quand des entrailles de la terre a jailli la lave incandescente qui s’épancha en longues langues de basaltes dans les vallées. Par la suite, d’immenses glaciers ont patiemment fait leur travail d’érosion en débarrassant les coulées et les cheminées volcaniques de leur terrain meuble. C’est ainsi que s’est produit un phénomène d’inversion de relief : les anciennes coulées sont devenues des plateaux appelés chaux et les cheminées des pitons, appelés necks, comme celui de Brionnet, qui âgé de 3 à 5 millions d’années culmine à 927 mètres.
Le site de Brionnet, prolongé par la silhouette d’une chapelle, recèle des vestiges attestant l’occupation par l’homme dès l’époque médiévale : il subsiste en contrebas de la chapelle, le relief d’une motte et le tracé d’un mur d’enceinte.
Cette chapelle actuelle semble avoir succédé à un très ancien sanctuaire associé à une forteresse disparue mais que l’on peut dater des alentours de l’an 1000.
La chapelle s’appuierait donc sur des fondations romanes mais son état actuel date des 17ème et 19ème siècles avec son clocher qui semble prolonger le piton est repérable à des kilomètres à la ronde. La chapelle est restaurée vers 1877 et en 1983.
Naturellement très prisé des amoureux de la nature et des grands espaces, ce site du Brionent attire aussi des hommes et des femmes épris de spiritualité puisque tous les ans, pour le 15 août, l’autel en plein air est utilisé pour un pèlerinage. Ils viennent prier Notre Dame du Mont Carmel datée du 16ème siècle et dont la légende nous dit que, découverte dans les ruines de l’ancien village, elle refusa de quitter ce site du pic du Brionnet, cette chapelle aurait été reconstruite pour elle.
A flanc de coteaux, dans un immense éboulis surmonté par les orgues basaltiques, se devinent les ruines d’un village, abandonné au profit du village de Saurier en contrebas dans la vallée, au bord de la Couze Pavin.
Accès en voiture par la D 146 à partir de Saurier ou par un chemin de randonnée au départ de Saurier.