Ce premier bilan s’appuie sur une enquête menée fin août auprès de près de 800 professionnels du tourisme puydômois, représentant l’ensemble des secteurs d’activité : hébergements, restauration, sites de visite, activités de loisirs…
Leurs retours permettent de dresser une première photographie de la saison estivale et de mieux appréhender les évolutions à l’œuvre dans les comportements des clientèles.
Avec plus de 15 millions de nuitées touristiques par an, le Puy-de-Dôme reste le premier département touristique d’Auvergne. Selon les premières données disponibles pour juillet et août, encore provisoires, la fréquentation estivale apparaît globalement stable par rapport à celle de 2025.
Dans un contexte de pouvoir d’achat contraint, les touristes semblent avoir davantage arbitré leurs dépenses sur leur lieu de vacances, pesant ainsi sur le ressenti des acteurs touristiques locaux.
Près de deux tiers des professionnels interrogés constatent en effet une baisse des dépenses touristiques par rapport à 2025. La tendance est particulièrement sensible dans la restauration et les activités de loisirs : 73% des restaurateurs et 71% des prestataires d’activités interrogés font état d’une diminution des dépenses de leurs clientèles.
Cette évolution intervient alors que les professionnels ont pourtant très majoritairement cherché à contenir leurs prix : 68 % ont maintenu leurs tarifs et 14 % les ont même diminués. Lorsque des hausses ont été appliquées, elles sont restées très majoritairement limitées, entre 0 et 5 %.
Le contexte économique semble également avoir influé sur les comportements de séjour. Plus d’un client sur trois ont réservé à la dernière minute, avec des décisions prises au plus près du départ, notamment pour rechercher les bons plans et ajuster le budget consacré aux vacances.
La clientèle de proximité est demeurée également très présente et s’est même renforcée cet été : plus d’un tiers de la clientèle française accueillie dans le Puy-de-Dôme est originaire d’Auvergne-Rhône-Alpes. Dans un contexte où le coût des déplacements pèse davantage sur le budget des vacances, la proximité apparaît plus que jamais comme un atout.
Les professionnels ont parallèlement observé un raccourcissement de la durée des séjours des clientèles françaises, traduisant là encore une recherche de maîtrise du coût global des vacances.
Cet été, près d’un professionnel sur deux a constaté parallèlement une augmentation de la fréquentation européenne.
Les clientèles européennes représentent environ 7 % de la clientèle l’été, avec principalement des visiteurs venus de Belgique, Hollande, Allemagne, Grande-Bretagne et Suisses.
Leur durée de séjour est restée quant à elle stable, voire a eu tendance à augmenter. Leur présence a donc contribué à soutenir l’activité de plusieurs secteurs, notamment l’hôtellerie et les campings.
Au regard de leur volume actuel, les clientèles européennes offrent donc un fort potentiel de développement et constituent un marché de conquête particulièrement intéressant pour le Puy-de-Dôme, à continuer de travailler dans les prochaines années.
Dans un contexte de forte chaleur, les activités de pleine nature sont apparues parmi les plus recherchées par les clientèles, aux côtés de la découverte du patrimoine et des activités liées à l’eau
L’été 2026 témoigne de la capacité de résilience de la destination dans un environnement économique très contraint. La fréquentation se maintient, tandis que les comportements et les attentes des visiteurs évoluent, invitant à poursuivre l’adaptation de l’offre touristique.
Autant d’évolutions que le Conseil départemental et ses partenaires entendent accompagner dans le cadre de la stratégie touristique 2025-2030, en poursuivant l’adaptation de l’offre et de l’accueil aux nouvelles attentes des visiteurs, tout en capitalisant sur ce qui fonde l’attractivité du Puy-de-Dôme : la nature, le ressourcement, le patrimoine, l’authenticité et la diversité des expériences proposées.