Le chorégraphe Calixto Neto déconstruit les archétypes chorégraphiques et livre une lecture contemporaine de la feijoada, ce mijoté traditionnel à haute charge symbolique dans l’histoire du pays. Grande célébration autour du ragoût, la pièce invite à se joindre au festin sur un rythme de samba.
On l’appelle le cassoulet(…)
Le chorégraphe Calixto Neto déconstruit les archétypes chorégraphiques et livre une lecture contemporaine de la feijoada, ce mijoté traditionnel à haute charge symbolique dans l’histoire du pays. Grande célébration autour du ragoût, la pièce invite à se joindre au festin sur un rythme de samba.
On l’appelle le cassoulet brésilien (tout comme notre cassoulet est appelé la feijoada française ! ) mais son origine est sujette à controverses. Les haricots qui font sa sauce si particulière dans sa version brésilienne sont noirs. Servie avec du riz, de la farofa, du chou vert et des oranges, la feijoada est un pilier de la culture populaire brésilienne et le symbole d’une histoire traversée par la mise en esclavage des peuples déportés d’Afrique. Filant la métaphore culinaire, le chorégraphe brésilien imagine une pièce participative où la recette prend vie en temps réel, et où chacun·e est invité·e à goûter le ragoût pour une expérience inédite de communion. Pour performer cette œuvre gastro-chorégraphique, Calixto Neto s’entoure de musicien·nes, de danseur·euses, de conteur·euses et d’un·e cuisinier·ère. Les arômes du plat se mêlent aux danses et aux chants de samba, ainsi qu’à des anecdotes intimes et politiques. Entre partage, convivialité et réflexion culturelle, Feijoada est une grande pièce-célébration, généreuse et festive, où la cuisine se fait outil de réparation historique.