D’un solo fiévreux à un collectif de raveur·euses, Jan Martens et Sharon Eyal éclatent les hiérarchies de genre en alliant virtuosité et fougue. Réunis dans un diptyque hypnotique, ces deux objets chorégraphiques dessinent un même paysage qui conjugue l’héritage classique et la fureur contemporaine.
Pour les chorégraphes Jan Martens(…)
D’un solo fiévreux à un collectif de raveur·euses, Jan Martens et Sharon Eyal éclatent les hiérarchies de genre en alliant virtuosité et fougue. Réunis dans un diptyque hypnotique, ces deux objets chorégraphiques dessinent un même paysage qui conjugue l’héritage classique et la fureur contemporaine.
Pour les chorégraphes Jan Martens et Sharon Eyal, le passé n’est plus un objet de nostalgie mais un tremplin permettant de mieux ouvrir les horizons. Dans le solo Period Piece, créé en 2020 pour le Ballet de l’Opéra de Lyon, le chorégraphe flamand met en scène un corps traversé par la crainte du monde qui vient. Sur scène, une personne se débat, s’enroule ou se déplie sur des airs de Górecki. En costume iridescent sur fond orange, entre minimalisme et exubérance, l’interprète flirte avec l’absurde et embrasse le tragique comme le comique de l’existence. Avec House, créée en 2011 par la Batsheva Dance Company et recréée pour le Ballet de l’Opéra de Lyon, Sharon Eyal – chorégraphe majeure de ces dernières années, découverte à La Comédie avec Into The Hairy – affirme quant à elle son goût pour les chorégraphies de groupe aussi organiques qu’hypnotiques. Sur des pulsations techno, les interprètes composent une communauté mi-humaine mi-machine qui, de ruptures en ondulations, opère la symbiose entre la virtuosité rigoureuse du ballet et la sensualité indocile de la rave. De quoi se réconcilier avec l’avenir sans renier le passé.