Satiristes féroces, Les Chiens de Navarre s’en emparent pour dézinguer nos préjugés sur la justice et la liberté d’expression dans une comédie grinçante.
Cécile Gallot a abattu son mari qui la maltraitait depuis vingt ans. L’humoriste Didier Moreau a tourné en dérision les violences faites aux femmes dans une(…)
Satiristes féroces, Les Chiens de Navarre s’en emparent pour dézinguer nos préjugés sur la justice et la liberté d’expression dans une comédie grinçante.
Cécile Gallot a abattu son mari qui la maltraitait depuis vingt ans. L’humoriste Didier Moreau a tourné en dérision les violences faites aux femmes dans une chronique sur une grande radio. Toute ressemblance avec des faits réels n’est évidemment pas fortuite dans I will survive, nouveau délire des Chiens de Navarre, compagnie la plus coriace de la scène française depuis deux décennies. Après la famille et l’identité nationale, la troupe s’en prend à nouveau à des totems de la vie publique : le système judiciaire et les limites de la sacro-sainte liberté d’expression. Leur pièce jongle entre les procès des deux protagonistes mais, sous la plume de Jean-Christophe Meurisse, c’est la société tout entière qui monte à la barre. Flics et journalistes, droitards et bobos, juges et politiciens : tout le monde en prend pour son grade dans cette satire au lance-flammes.