l aura fallu attendre près de deux décennies pour que le génie musical du compositeur américain Julius Eastman soit reconnu à sa juste mesure. Depuis une vingtaine d’années, les partitions de celui qui mena une existence sous le signe de la radicalité sont peu à peu redécouvertes et célébrées par(…)
l aura fallu attendre près de deux décennies pour que le génie musical du compositeur américain Julius Eastman soit reconnu à sa juste mesure. Depuis une vingtaine d’années, les partitions de celui qui mena une existence sous le signe de la radicalité sont peu à peu redécouvertes et célébrées par le grand public. L’une d’elles, Gay Guerrilla, est au cœur de la nouvelle création de Karima El Amrani. Se formant auprès d’artistes de renoms tel·les que Hofesh Shechter, Myriam Gourfink et Dalila Belaza, la chorégraphe a su développer une gestuelle à la fois minimale et sensorielle qu’elle met ici au service des mélodies hypnotiques d’Eastman. Sur une scène quadrifrontale, quatre interprètes créent un espace de rencontre et de communion avec le public, dans lequel ces notes, jusqu’ici reflet de l’ostracisation vécue par le musicien, deviennent l’annonce d’un futur empli d’espoir et de possibles.
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En coréalisation avec Boom’Structur CDCN – Clermont-Ferrand · Auvergne-Rhône-Alpes dans le cadre du festival « On va tout fêter! »