Dans les cadavres exquis, tous les corps sont envisageables, imaginables, réalisables. Ils peuvent avoir trois têtes, un bras et six jambes, qu’importe. Traversant imaginaires et mutations, c’est cet état de liberté que recherche le collectif Les Idoles, avec sa nouvelle création STRIP, une traversée sensorielle, plastique et sonore.
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Dans les cadavres exquis, tous les corps sont envisageables, imaginables, réalisables. Ils peuvent avoir trois têtes, un bras et six jambes, qu’importe. Traversant imaginaires et mutations, c’est cet état de liberté que recherche le collectif Les Idoles, avec sa nouvelle création STRIP, une traversée sensorielle, plastique et sonore.
Il n’existe pas de rêve plus glaçant que celui où l’on perd toutes ses dents. Pourtant, un bon nombre de psychanalystes associent ce songe à une invitation à explorer d’autres états, à succomber à la transformation. C’est ce qu’entreprenait déjà le collectif Les Idoles, grand féru de métamorphoses en tous genres, avec REFACE en 2023. Dans cette pièce, sur le principe d’un morphing vivant, un duo de performeuses pelait une à une les couches de silicone qui recouvraient leurs visages à la recherche de ce qui se cachait dessous. Avec sa nouvelle création STRIP, accompagné de l’artiste sonore Anaïs Cabandé et de la scénographe Johanna Thomas, le collectif s’intéresse cette fois aux mutations. Inspirée par le body horror, la pensée cyborg et les récits queers, la performance propose une traversée sensorielle, plastique et sonore dans un chantier ouvert où les identités se transforment sous nos yeux. À force d’explorer ces états transitoires, STRIP cherche ce qui naît au-delà du contrôle des apparences: un corps qui transcende toutes les frontières, normes et hiérarchies.